Comment créer un site Internet écologique ?

Comment créer un site Internet écologique ?

réaliser un site web plus éco-friendly

Comment créer un site Internet écologique ?

C’est l’exercice auquel je me suis livrée fin 2022 : procéder à la refonte de mon site web dans une démarche de sobriété numérique. En clair : rendre mon propre site Internet plus ‘éco-friendly’.

Vous le savez si vous parcourez régulièrement mon site : la pollution digitale est un sujet qui m’anime. Cf ci-dessous mes précédents articles. Alors, au lifting graphique de mon site (que je trouvais vieillissant) s’est ajouté ce défi technique de réduire son impact énergétique. Objectif principal : restreindre le poids de mon site pour limiter les ressources nécessaires à son fonctionnement. Résultat : en plus d’avoir réduit de 60% le volume global sur mon serveur, j’en ai amélioré l’usage, notamment grâce à un temps de chargement nettement raccourci.

Vous voulez adopter cette démarche ? Voici quelques pistes :

Choisir un thème graphique optimisé

Pour les outils de création de site comme WordPress, il existe un très large choix de thèmes graphiques. A vous de trouver le bon compromis entre esthétique, ergonomie, accessibilité et légèreté.
De manière générale : plus c’est minimaliste, mieux c’est. Exit par exemple les carrousels, la consultation de catalogue PDF ou tout autre type d’élément lourd et donc long à charger.

Apportez un soin tout particulier aux visuels

Oui de beaux visuels d’ambiance en pleine largeur c’est joli MAIS ça nuit à la performance. Alors on peut commencer par les compresser grâce aux formats adaptés (jpeg, gif, png et webp) via Photoshop pour trouver le bon compromis entre rendu et poids. Pour aller encore plus loin, on peut s’adjoindre les services d’un utilitaire en ligne (iLoveIMG ou Img2Go par exemple).
Autre piste devenue non négociable puisque plus de 60% du trafic web est désormais réalisé via smartphone : adopter une démarche ‘adaptive design’ en écartant l’affichage de visuels non incontournables par exemple sur les téléphones (voire les tablettes) qui mettraient davantage de temps à les charger.

Si vous voulez présenter des formats vidéo depuis votre site : mieux vaut les héberger sur une plateforme comme YouTube, DailyMotion ou PeerTube et les encapsuler sur votre site. Vous éviterez ainsi de solliciter votre propre serveur.

Faites la chasse aux plugins inutiles

Limitez autant que possible le nombre de plugins installés sur votre site. En effet, chacun d’entre-eux nécessitant des ressources du serveur pour son usage, plus ils sont nombreux, plus la consommation énergétique est importante (et les performances du site amoindries).
L’idéal est donc de ne conserver que vos plugins indispensables et de désinstaller les autres.

Pour aller plus loin, on peut s’adonner régulièrement à une petite session de ménage pour supprimer définitivement toutes les ressources qui ne sont plus utilisées : anciens visuels, PDF, thèmes graphiques… Vous allégerez ainsi le poids total de vos fichiers sur le serveur.

Choisir un hébergeur éco-responsable

Pour héberger un site web il faut un serveur qui fonctionne 24h/24 et 7j/7 à l’électricité et nécessite de l’énergie supplémentaire pour éviter de surchauffer (climatisation ou autres systèmes de refroidissement).
A l’échelle mondiale, les data centers (qui concentrent la majorité des serveurs) génèrent désormais davantage d’émissions de gaz à effet de serre que le transport aérien. En France, la part de ces data centers dans l’empreinte carbone du numérique s’élevait déjà à 14 % en 2019*. Chiffre alarmant : le stockage de données connaît une croissance folle de plus de 20% par an, encouragé par l’usage du cloud, des plateformes de SVOD ou encore l’adoption de la 5G. Résultat : l’hébergement pourrait utiliser 10% de la production mondiale d’électricité d’ici 2030.

Il existe différentes alternatives pour concevoir et exploiter un data center plus respectueux de l’environnement comme utiliser l’air frais ambiant ou une source d’eau pour refroidir les serveurs ou recourir aux énergies renouvelables pour alimenter les machines. N’hésitez pas à consulter l’un des comparatifs pour identifier ces hébergeurs engagés.

Ma liste de conseils n’est pas exhaustive. Pour certains sites, il peut être utile de recourir à une solution de mise en cache pour réduire la charge de travail du serveur et améliorer les performances de votre site.
Pour mesurer les efforts à déployer ou monitorer les améliorations menées, on peut effectuer un test de performances via un outil comme Google PageSpeed.

 

Alors ok, ça ne suffira pas à rende le web plus écologique mais ne dit-t-on pas que les petits ruisseaux font les grandes rivières ? A mes yeux il faudra d’abord une vraie prise de conscience collective de la pollution numérique pour faire bouger les lignes. Mais nous pouvons chacun commencer à agir ! Et qui sait ? Peut-être que d’ici quelque temps, la sobriété numérique sera intégrée aux critères des algorithmes d’indexation des moteurs de recherche… ?

*Source : https://www.senat.fr/rap/r19-555/r19-55511.html

 

Au-delà de la logique éco-friendly, la logique SEO

L’efficacité et la rapidité de chargement étant des critères chers aux moteurs de recherche, mon défi technique, en plus de la volonté de limiter l’empreinte écologique de mon site, s’inscrivait dans une logique SEO. Pari réussi puisque depuis début 2023, mon trafic a augmenté de 29% par rapport à l’année précédente ! 

Comment optimiser le référencement naturel d’un site web ?

Comment optimiser le référencement naturel d’un site web ?

Mettre en place une stratégie SEO.

Comment optimiser le référencement naturel d’un site web ?

Rappelons que le référencement naturel (ou SEO pour Search Engine Marketing) est un levier d’acquisition de trafic puissant, qualifié et durable. Mais encore faut-il le maîtriser…
Passons en revue les trois grandes étapes d’une stratégie de référencement naturel efficace.

1. Définir une stratégie

 

Avant de commencer, il faut se poser et définir une ‘stratégie de positionnement’. Il s’agit de définir sa (ou ses) cible(s) de communication et se mettre à leur place pour définir les requêtes qu’elles pourraient être amenées à saisir dans un moteur de recherche pour trouver votre entreprise.

Par exemple, un client ne cherche pas ‘mon consultant web’ ou ‘prestataire freelance en référencement naturel’ mais plutôt ‘agence référencement naturel’. Il faut donc identifier des expressions à la fois usuelles, pragmatiques et ciblées.

C’est un travail de réflexion minutieux pour lequel l’objectivité et l’expertise d’un prestataire externe est souvent indispensable. Grâce à des outils, je peux comparer des termes pour connaître leur popularité, l’évolution de leur usage ou encore le nombre de requêtes qu’ils représentent sur les moteurs de recherche. Autant d’informations qui permettent de procéder à des choix éclairés.

Autre exemple : il m’est à deux reprises arrivé de retravailler l’arborescence du site e-commerce de mes clients pour la rendre plus lisible pour l’internaute dans une logique de référencement naturel (et aussi de conversion globale du site).

 

2. Sélectionner soigneusement les mots et expressions clés

 

C’est un travail fastidieux mais incontournable : il faut définir une requête cible pour chaque page du site. L’idéal est de travailler selon un système d’entonnoir : du plus généraliste pour les pages de surface au plus spécifique pour les pages profondes.

Lors de cette étape, il m’arrive souvent d’identifier des ‘longues traînes’ pertinentes (expressions composées de plusieurs mots voire questions) que je prends soin de consigner pour les travailler ultérieurement sous forme d’article ou de guide.

Notons que les mots-clés peuvent être renouvelés au fil des années si nécessaire pour s’adapter aux usages voire aux effets de mode. Illustration avec mon secteur d’activité… on a d’abord parlé d’Internet et de web puis de numérique et maintenant de digital.

 

3. Déployer la stratégie SEO

 

Cette troisième phase est la plus longue et technique. Il s’agit de déployer les mots-clés (et un champ lexical cohérent) dans toutes les pages du site, de leurs textes à leur structure. Bien entendu, la qualité du contenu et sa valeur ajoutée étant essentielles, il faut souvent le retravailler.

Mais attention, une stratégie de référencement naturel ne se limite pas au déploiement des mots clés. En effet, de nombreux paramètres influent sur le référencement naturel : le CMS utilisé, les URL, le poids des pages et leur temps de chargement, leur caractère mobile-friendly (affichage sur les smartphones). C’est pourquoi, en parallèle voire même en amont de la stratégie de positionnement, on réalise un audit qui permet de passer au crible l’ensemble de ces éléments ainsi que tous les aspects liés à la popularité du site sur le web, autre grand critère cher aux algorithmes d’indexation des moteurs de recherche comme Google.

 

Après cet important travail de stratégie et de mise en œuvre, un suivi de qualité s’impose pour analyser et optimiser. Il est parfois nécessaire de former au SEO les collaborateurs qui travaillent à l’alimentation du site web pour les sensibiliser aux bonnes pratiques du référencement naturel.
Et de manière générale, il faut garder en tête un objectif pour être efficace : se mettre à la place de l’internaute !

Ce que j’entends encore souvent sur le référencement naturel…

« Je suis en première position ! »
« Sur quelle requête ? »
« Quand on tape le nom de ma société dans google, je suis le premier résultat ! »
« […] heureusement ! »

Le client : « Pour le référencement naturel j’ai mis plein de mots-clés dans ma page ! ».

Moi : [soupir]

Ce qui m’agace…

Les agences / prestataires qui profitent de la méconnaissance de leurs clients et leur garantissent une première place dans Google -sans préciser que cette dernière ne résultera pas d’une stratégie de référencement naturel mais payant ;–)

10 conseils pour rédiger un article de blog efficace

10 conseils pour rédiger un article de blog efficace

Comment rédiger un article efficace pour son blog ?

10 conseils pour rédiger un article de blog efficace

On parle beaucoup de « copywriting’ et de « ghostwriting », techniques de rédaction pour le web visant à favoriser votre entreprise ou votre marque grâce à la publication sur le web de contenus de qualité. Alors j’ai voulu faire un test en demandant à l’intelligence artificielle de m’aider à rédiger cet article. Ces conseils sont donc le fruit de ma collaboration avec une machine ! (rendez-vous en fin d’article pour que je vous explique la démarche).

1. Choisissez un sujet qui vous intéresse

La motivation est la clé de la rédaction d’un article de blog de qualité. Si vous écrivez sur un sujet qui vous branche vraiment, vous serez plus enclin à fournir un travail de qualité et à y consacrer du temps. Or normalement, c’est censé être le cas de votre secteur d’activité, non ?

 

2. Faites des recherches approfondies

On ne le répétera jamais assez : la clé de voûte de votre contenu c’est sa valeur ajoutée, c’est à dire votre capacité à apporter une information pertinente à l’internaute qui vous lira. Alors avant de commencer à rédiger, assurez-vous d’avoir une bonne connaissance du sujet sur lequel vous allez écrire et n’hésitez pas à réaliser des recherches poussées pour les compléter et intégrer des sources. Cela vous permettra de fournir des informations précises et de qualité à vos lecteurs.

 

3. Structurez votre contenu

Avant de commencer à rédiger, prenez le temps de créer une structure pour votre article avec une introduction, des rubriques, des titres et sous-titres ou encore des encadrés, des témoignages… Essayez notamment de développer une seule idée par paragraphe. Cela vous permettra de mieux organiser vos idées et de rendre votre article plus facile à lire et surtout plus dynamique.

 

4. Soignez le style

Faites attention à votre style d’écriture : pour que votre article soit efficace, il est important que votre manière d’écrire soit claire et facile à comprendre. Évitez les phrases trop longues et utilisez des mots simples. Ne noyez pas le lecteur avec des termes trop techniques ou alors expliquez-les. Enfin, adoptez un ton adapté à votre cible et au support web, moins formel.

 

5. Soyez concis

Ne vous éparpillez pas et restez concentré sur votre sujet. Plus votre article sera concis, plus il sera facile à lire et à comprendre pour vos lecteurs. Pour autant, si vous abordez un vaste sujet qui nécessite un contenu dense, je ne peux que vous ramener au conseil numéro 3 car la structure permettra assurément de le rendre plus digeste. Et si vraiment il y a trop d’infos, vous pouvez par exemple scinder les éléments en plusieurs articles pour créer un dossier thématique.

 

6. Faites attention à l’orthographe et à la grammaire

Un article bien écrit et sans fautes d’orthographe et de grammaire est plus agréable à lire et crédible pour vos lecteurs. Utilisez un correcteur d’orthographe pour vous assurer que votre article est exempt de fautes. Mieux : demandez une relecture par un tiers qui en plus d’apporter des corrections pourra vous donner un avis objectif sur le contenu et la mise en forme.

 

7. Ajoutez des images et des vidéos

Les images et les vidéos sont un excellent moyen de rendre votre article plus attrayant et facile à comprendre. Elles permettent également de rompre la monotonie de l’article et de captiver l’attention des lecteurs. Pas de panique si vous n’êtes pas un pro du montage vidéo, il existe des outils très simples comme Canva. En outre, soignez particulièrement le visuel principal de votre article (et sa vignette) qui constitueront l’élément déterminant qui donnera envie -ou pas- à l’internaute de cliquer pour lire votre article.

 

8. Faites appel à l’émotion

Pour que votre article soit efficace, il est important de toucher les émotions de vos lecteurs. Utilisez des anecdotes et des exemples pour illustrer votre propos et susciter l’empathie de vos lecteurs. Vous pouvez aussi intégrer une dimension personnelle à votre article pour lui offrir un aspect plus authentique.

 

9. Soignez la forme

C’est une règle élémentaire en communication : le meilleur contenu du monde ne sera pas lu s’il n’est pas emballé dans une jolie mise en forme. (Et à l’inverse, une mise en forme soignée ne suffira pas à favoriser la lecture d’un mauvais article.) Donc prenez le temps de réaliser une jolie mise en forme, du choix de la police de caractère à des alignements parfaits, de jolis visuels à une structure bien propre.

 

10. Appelez à l’action

Rédiger un article pour valoriser votre savoir-faire, c’est bien. Proposer à l’internaute qui a lu cet article de passer à l’action (en vous contactant, en demandant un devis, en commandant votre produit…) : c’est mieux !

Vous l’aurez compris : rédiger un article à valeur ajoutée pour votre blog ne peut pas se faire en 5 minutes. Il faut prendre le temps de bien préparer et structurer le contenu, de rédiger posément, de soigner la mise en page et de bien réfléchir à valoriser l’ensemble.

A lire aussi : Le contenu de qualité, nouveau roi du référencement naturel

Crédit photo : (c’est aussi une IA) Dall.e

Comment l’IA m’a aidée…

J’aurais pu vous dire que j’ai écrit cet article seule… mais c’est faux et je suis honnête.
L’objectif de cet article était de tester ce nouvel outil en conditions réelles.
Alors j’ai écrit le titre et lui ai demandé de m’écrire sur ce sujet un article de 800 mots. Je n’en ai obtenu que 370 mais il me semble que c’est la limite de la version d’essai que j’ai utilisée.
Je me suis donc servie de cette base que j’ai réécrite et enrichie (pour arriver à 780 mots).
Globalement, j’ai trouvé les éléments produits très qualitatifs, que ce soit les conseils comme la manière de rédiger. La seule critique que je pourrais lui adresser est d’y avoir trouvé un peu trop de répétitions à mon goût. En revanche : ni faute de grammaire ou de conjugaison pas plus que de faute d’orthographe.

Je suis allée encore plus loin puisque je lui ai aussi demandé de me rédiger les balises du référencement naturel. Et là je suis bluffée ! Conclusion : ce nouvel outil sera certainement une aide précieuse dans les prochaines années, en particulier sur certaines tâches de SEO longues et fastidieuses. Objectif : utiliser l’IA pour défricher le terrain et produire un premier jet afin de me dégager du temps au services de tâches à réelle valeur ajoutée. 

2023 : l’année des grandes prises de conscience dans le digital ?

2023 : l’année des grandes prises de conscience dans le digital ?

que peut-on attendre du web en 2023 ?

2023 : l’année des grandes prises de conscience dans le digital ?

​Depuis 2020, les crises qui se succèdent ont contribué à accélérer plusieurs grandes transitions. Avec la covid et les confinements, c’était l’adoption du cloud, de la visio ou encore du paiement sans contact. Depuis la guerre en Ukraine, les prix des carburants, de l’électricité et du gaz nous poussent à repenser nos modes de déplacement, de chauffage et à parler plus intensément de notre transition énergétique.
Autant de changements qui impactent l’univers digital et pourraient avoir un effet boule de neige. D’autant que la fracture entre le modèle d’un internet capitaliste et oligopole, et celui du web 3 décentralisé et plus libre commence à se ressentir nettement.
Voici donc quelques perspectives positives pour 2023…

Non, le digital n’est pas sobre énergétiquement

En 2022, la sensibilisation à l’impact de nos activités numériques sur la planète a opéré. On sait désormais que les data-centers et l’écosystème digital représentent davantage d’émissions de CO² que le trafic aérien. Et ce n’est qu’un début puisque le secteur engendre une consommation énergétique en hausse de 9% par an en moyenne à l’échelle mondiale.
Les cryptomonnaies et les NFT sont souvent pointés du doigt. A juste titre puisque le minage du bitcoin représente à lui seul un besoin en électricité supérieur à celui de la Suède.  Néanmoins il s’agirait en majeure partie d’énergies renouvelables et notamment l’hydroélectricité.
On a bien compris également que vider ses boîtes email et passer nos applis en dark mode ne suffirait pas. Réduire le streaming ou freiner le renouvellement d’appareils serait en revanche davantage efficace.
Alors après la culpabilisation, 2023 sera peut-être l’année du passage à l’action… !

Où en sommes-nous en France… ?

En France, l’appareil législatif a introduit la loi REEN (Réduction de l’Empreinte Environnementale du Numérique) en novembre 2021.
Ce dispositif introduit trois objectifs :
Sensibiliser à la sobriété numérique dès le plus jeune âge.
Réduite la fréquence de renouvellement des appareils numériques (ordinateurs, smartphones et tablettes), à eux seuls responsables de 70% de l’empreinte carbone du digital en France en s’attaquant à l’obsolescence programmée et en dressant certaines interdictions face aux fabricants.
Favoriser les démarches de sobriété, s’agissant par exemple des data-centers et de la création de sites web.
Ce sont les collectivités territoriales qui vont ouvrir le bal. Dès ce mois-ci, les communes et intercommunalités de plus de 50 000 habitants doivent établir un programme de travail qui les mènera à l’adoption d’un plan de stratégie numérique responsable à l’horizon 2025. Leurs missions à ce titre : réfléchir au cycle de vie des appareils, infrastructures réseaux et logiciels, à l’inclusion numérique des administrés, à la formation de leurs propres collaborateurs ou encore à l’émergence de projets collaboratifs intégrant du digital.

L’Europe, ardent défenseur de notre sécurité digitale

Les rappels à l’ordre et les amendes à l’encontre des géants du digital se multiplient, preuve que l’Union Européenne est sur le pont s’agissant de protéger ses usagers du net depuis la mise en place du Règlement Général Européen pour la Protection des Données Personnelles.
Tout récemment c’est notre CNIL qui a infligé à Microsoft une amende record de 60 millions d’euros pour le non-respect par Bing des règles liées aux cookies. Et en juin prochain, c’est Google Universal Analytics qui migrera vers la nouvelle balise G4 pour se conformer au RGPD et mieux respecter notre vie privée. Concrètement, le tracking ne sera plus basé sur nos adresses IP (considérées comme données personnelles par la CNIL) mais sur des ‘clients-id’. Et c’est grâce à l’intelligence artificielle qu’il palliera le manque d’éléments, afin de maintenir une puissance de ciblage publicitaire.

Ces gros titres commenceront-ils donc à favoriser une prise de conscience du public ? D’autant que les solutions de demande de consentement ne sont finalement pas au service de l’internaute d’un point vue ergonomique avec leurs bannières ‘j’accepte’ qui entravent les pages web. On entrevoit déjà d’autres alternatives… 

Ainsi certains sites revendiquent ne pas utiliser les cookies et n’ont donc pas besoin de ces solutions. Ou encore d’autres qui vous proposent un abonnement payant comme alternative à l’abandon des cookies, à l’instar de Marmiton et AlloCiné.

Dans l’arsenal législatif, l’UE a aussi dégainé le Mica (règlement Markets in Crypto Assets) pour mieux encadrer l’usage des cryptomonnaies et protéger les européens. Autres dispositifs : le Digital Service Act qui a pour objet la lutte contre les contenus illégaux et produits illicites en ligne. Aspect important de ce DSA, il souhaite harmoniser les législations nationales en la matière par souci d’efficacité. Enfin le Digital Market Act qui entre en vigueur en mars prochain pourrait faire du bruit car il vise à limiter le monopole européen des GAFAM en leur empêchant notamment de favoriser leurs propres produits et services. Citons comme exemple la présence de Google Shopping (condamné à ce titre par la Commission Européenne) ou la pré-installation de logiciels sur un ordinateur ou un smartphone.

La fin de l’hégémonie des GAFAM ?

Ok on peut rêver mais il me semble que la prise de conscience collective quant à leur exceptionnelle suprématie s’amorce. Le Digital Market Act en est l’illustration.

Le classement des 10 plus importantes capitalisations boursières mondiales est trusté par… devinez qui ? Les géants du digital : Apple, Microsoft, Alphabet (holding de Google), Amazon, Tesla, Meta ou encore Nvidia. Outre nos usages et appareils numériques, ils s’étendent aux modes de déplacement, de paiement, à la distribution physique et même à la conquête spatiale. Plus inquiétant encore : à notre alimentation. Saviez-vous que Bill Gates est le plus grand exploitant agricole privé aux Etats-Unis ?

Comment agir ?

Diversifions nos usages pour leur donner moins de données et donc de pouvoir. Par exemple, combinez deux navigateurs : l’un pour vos recherches et l’autre pour le reste de vos besoins (messagerie, shopping, réseaux sociaux.). On peut aussi chercher d’autres acteurs offrant les produits et services qu’il nous faut. Quelques exemples : Qwant, moteur de recherche français, BlueMind, messagerie collaborative européenne ou Fairphone, fabricant nééerlandais de smartphones écoconçus.

Fédiverse, en quête d’alternatives

Non ce n’est pas un jeu de mots à deux balles… promis ! Le fédiverse (contraction de ‘federation’ et ‘univers’) désigne une galaxie de logiciels libres qui utilisent tous le même protocole. On peut ainsi le comparer à un univers de blocs offrant différentes fonctionnalités et capables de communiquer entre eux. C’est un système décentralisé qui s’oppose aux modèles centralisés que nous connaissons via les Gafam par exemple. Le plus connu de ces logiciels est sans doute Mastodon, présenté comme substitut à Twitter. Mais cette fédération abrite aussi PeerTube, plateforme vidéo, ou PixelFed, proposé comme alternative à Instagram.

Alors ouvrons nos mirettes en quête d’outils pertinents dans ce fédiverse qui semble offrir de belles perspectives. Car même si les géants du web ont une longueur d’avance, n’oublions pas que ce sont nous, les usagers, qui avons le pouvoir de changer les choses.

 

Comme je n’ai toujours pas de boule de cristal, je vous donne rendez-vous dans quelques mois pour évaluer l’ampleur des changements. A titre personnel, j’espère que le web dont j’ai fait mon métier après en être tombée amoureuse un peu avant 2000, gommera au moins une partie des défauts qu’il a engendrés avec les années.

Crédit photo : shubham-dhage-gC sur Unsplash

Google Business Profile : 1er outil de votre présence web

Google Business Profile : 1er outil de votre présence web

C’est l’outil qui a coiffé les Pages Jaunes au poteau ! Il est incontournable car massivement utilisé par les internautes… et pourtant il demeure souvent sous-exploité par les professionnels. Petit tour d’horizon des fonctionnalités Google Business Profile (ex Google My Business que l’on appelle aussi ‘Fiche Google établissement’) à adopter d’urgence !

 

Toutes les infos de votre entreprise à un seul endroit

Votre logo, votre adresse, celle de votre site web, vos horaires, votre numéro de téléphone : l’internaute y trouve en un clin d’œil toutes les infos de votre entreprise. Qui plus est : ces dernières s’affichent directement dans ses résultats de recherche Google !
Et grâce aux boutons d’action, il peut visiter votre site web, lancer Google Maps pour se rendre chez vous, vous appeler directement depuis son téléphone, demander un devis… y’a qu’à cliquer ;
Tout y est ultra simple !

et même plus…

Saviez-vous que sur Google Business Profile vous pouvez également :

  • lister vos services,
  • afficher vos produits et les regrouper car catégories,
  • intégrer un bouton de demande de devis,
  • et même créer votre mini site web ?

Tout ceci à partir de l’interface accessible via le lien https://business.google.com/.

 

Le volet social des fiches Google

La fiche établissement Google propose plusieurs fonctionnalités sociales.

  • Une fonction ‘post’ qui vous permet de publier une actualité comme sur un réseau social. Nouveau produit, nouveau service, événement, relai d’un article de blog ou toute autre information. Le post ainsi créé sera mis en avant pendant 7 jours directement en bas de la fiche.
  • Une fonction messagerie. C’est à vous de l’activer. Auquel cas vous recevez directement sur votre ordinateur ou smartphone les questions des internautes, un peu à la manière d’un chat Facebook.
  • Et bien sûr la collecte d’avis client au service de votre e-réputation. N’hésitez pas à solliciter des avis auprès de vos clients. Et pensez à répondre avec empathie, de manière simple et individuelle aux avis reçus (bons comme mauvais). Sachez par exemple que vos nombre d’avis (et une bonne note) favoriseront la visibilité de votre entreprise dans Google Maps.

Pour tirer parti de l’outil Google, je vous recommande de le compléter le plus possible (information, horaires, logo, photos…) et surtout de le mettre très régulièrement à jour.
Cet outil évolue constamment. Comptez sur moi pour vous donner un max d’astuces et vous informer des prochaines nouveautés de Google Business Profile ! 

Mes petits tutos vidéo pour mieux utiliser Google Business Profile :

Créer un lien direct vers les avis Google

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